Énergie encore : les Suisses votent la sortie du nucléaire

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Énergie encore : les Suisses votent la sortie du nucléaire

Nous relayons ici un bon article trouvé sur le site de RFI, qui relate une bonne nouvelle pour l’environnement et pour les générations futures. Comme le dit Cyril Cormier de GreenPeace France à la fin de cet article, on ne peut qu’être impatient que le grand voisin français de la confédération helvétique entame une démarche similaire, alors que les catastrophes nucléaires n’ont cessé d’émailler la vie de la planète depuis maintenant près de 40 ans ! Bonne lecture :

« Les Suisses approuvent la sortie du nucléaire

mediaLa centrale de Leibstadt, au nord de la Suisse, est l’une des cinq centrale nucléaire du pays. AFP PHOTO / Fabrice Coffrini

Après plusieurs tentatives dans les urnes, les électeurs suisses ont approuvé à plus de 58% la nouvelle stratégie énergétique promue par le gouvernement. Subventions massives dans le renouvelable, baisse de la consommation totale d’énergie et surtout interdiction de construire de nouvelles centrales dans le pays. La fin du nucléaire était dans les tuyaux en Suisse depuis la catastrophe de Fukushima. Les autorités passent maintenant à la vitesse supérieure. Même s’il faudra encore composer avec l’atome quelques temps.

Le « oui » était donné gagnant depuis plusieurs semaines, rapporte notre correspondant à Genève, Jérémie Lanche. Il faut dire que le texte était porté par le gouvernement et une large coalition de partis, des Verts jusqu’à la droite conservatrice.

« On tourne la page clairement et surtout, ce qui me semble important, c’est qu’on a la feuille de route. On inscrit dans la loi le fait qu’on ne construira plus de nouvelles centrales nucléaires, se réjouit Lisa Mazzone, députée verte au Parlement. Ensuite, il faudra qu’on veille à ce qu’elles soient débranchées assez tôt. Et ça, c’est un autre débat. »

Lente transition

Les Suisses se donnent jusqu’en 2050, soit plus de 30 ans, pour assurer leur consommation énergétique tout en renonçant aux cinq centrales nucléaires qui fournissent actuellement un tiers de l’électricité du pays. Afin d’y parvenir il va falloir sensiblement réduire la consommation.

L’objectif est de diminuer la consommation moyenne par personne de 16 % par rapport à l’an 2000 d’ici 2020 et de 43 % d’ici 2035. Le temps que les centrales nucléaires atteignent l’âge de 50 ans, de 60 ans au plus, pour les mettre hors d’usage. Le temps aussi que les énergies renouvelables hydraulique, solaire, géothermie et biomasse prennent le relais.

La question du coût

Quant au coût, c’est le cœur du débat. Le gouvernement évalue la sortie du nucléaire à moins de 40 euros par an et par ménage, mettant en avant une meilleure efficacité énergétique et les emplois créés par le développement des énergies renouvelables. Pour les opposants, dont le libéral-radical, Benoit Genecand, c’est plus compliqué.

« On ne peut pas faire une transition énergétique sans que ça ne coûte rien à personne, estime-t-il. Ça c’est un leurre. Si on garde l’ambition de ne pas remplacer une grande partie de la production d’électricité par le nucléaire et de substituer à ça des économies d’énergie générale et d’électricité, forcément que ces économies ne seront atteintes que par des prescriptions, des restrictions et une taxation. »

L’Union démocratique du centre, parti hostile à la sortie du nucléaire, évalue pour sa part à près de 3 000 euros par an le coût annuel de la transition pour une famille de quatre personnes. Si la Suisse amorce sa sortie du nucléaire, la bataille des chiffres, elle, ne fait que commencer.

Greenpeace salue ce tournant

« C’est une grande nouvelle », estime Cyril Cormier, chargé des questions énergie au sein de l’association Greenpeace France. « Une grande nouvelle pour la Suisse et les citoyens suisses qui vont pouvoir préparer la sortie du nucléaire en développant les énergies renouvelables. » Si le responsable de l’ONG écologiste regrette « qu’il n’y ait pas de date précise à la sortie même si une date indicative existe : 2034 », il salue la « dynamique » et reste convaincu que qu’il y aura « très prochainement des fermetures de réacteurs en Suisse » en raison de l’âge et l’état des centrales helvètes.

Cyril Cormier se félicite de voir la Confédération rejoindre certains de ses voisins européens sur la question du nucléaire, contrairement à la France. « Les Suisses montrent l’exemple, comme auparavant les Allemands, les Belges, les Autrichiens et la France devient de plus en plus isolée en Europe avec son programme nucléaire vieillissant. » »

Gio

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